TOP : Les boulangeries incontournables de Buenos Aires

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Photo : Facebook Salvaje Bakery

À Buenos Aires les boulangeries se sont fait une place presque partout. Tous les quartiers ont leur préférée (mais il faut beaucoup enquêter pour trouver la meilleure). Les pâtisseries sont de fidèles compagnes tout au long de la journée (petit déjeuner, goûter et « coup de blues »), et les établissements sont très variés (classiques, avant-gardistes, surprenants et spécialisés).

Si même John Travolta a passé quelques minutes à faire son choix parmi les pâtisseries de Las Medialunas del Abuelo, qui peut résister au charme de la farine accompagnée de beurre, de sucre et d’innombrables autres aliments secrets ?

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Les traditionnelles

Elle a ouvert ses portes en 1905 et représente tout ce que l’élite porteña veut être et manger (même si c’est à Vicente López) : croissants, scones, masas au fromage, coquitos, alfajores artisanaux, pepas, pudding, chocolats, viennoiseries, millefeuilles, Rogel et même le gâteau « Vicente López » (une étonnante combinaison de gâteau à la vanille, meringue, dulce de leche, noix, crème, pêches, ananas et coco ou chocolat). Oui tout cela dans une seule part.

Un an plus tard, La Exposición a vu le jour en plein Microcentro pour devenir l’une des boulangeries les plus connues et célébrées de la ville. Un spécialiste dirait que c’est la qualité de la matière première qui compte. Ici, ce principe est suivi religieusement. Parmi les spécialités, citons les alfajores, les croissants, les pastafrolas, florentins, les pâtisseries et les gâteaux.

Une autre boulangerie célèbre à Buenos Aires qui se trouve à Recoleta et a su se réinventer au fil des ans. Ici, tout est frais et on conseille particulièrement les tartes fines et les sandwiches au pain de mie. Pendant les fêtes, les porteños font la queue pour s’approvisionner en stollen (pain au dulce de leche farci à la pâte d’amandes), mais les vrais connaisseurs ne quittent pas l’établissement sans un quart de biscuits palmiers.

Les avant-gardistes

Une boulangerie qui ne travaille qu’avec de la farine totalement agroécologique reste une perle rare à Buenos Aires, même à Recoleta. Tous les jours, Felipe et Pía proposent pourtant des pains au levain et des pâtisseries gourmet dignes de ce nom. Ne manquez pas les pizzas et le brunch du week-end qui révolutionne complètement nos idées reçues sur le rôle des farines comme premier repas de la journée.

Francisco Seubert est aujourd’hui un fondamentaliste du pain au levain mais, avant les farines naturelles, sa vie était dédiée à la publicité et au marketing. Ce grand changement explique qu’Atelier Fuerza (sa boulangerie qui compte déjà deux succursales, l’une à Barrio Norte et l’autre à Colegiales) soit si spéciale. Les recettes changent tous les jours en fonction de la disponibilité liée aux saisons, mais la star de la maison reste le pain Campo Fuerza. Sans oublier les sandwichs et pâtisseries innovantes, ainsi que les collaborations avec des restaurants et chefs en mode pop-up.

Ici aussi le pain au levain et les ingrédients naturels sont à l’honneur, mais l’offre gastronomique est un tantinet plus complexe et ne repose pas que sur le pain. En plus de son étiquette de boulangerie, l’endroit situé en plein Palermo Hollywood, propose aussi quelques tables pour rester petit déjeuner, déjeuner ou goûter. Le point fort ? Les sandwichs maison au lomito fumé (filet de bœuf), les sandwichs vegans et les thés aux herbes ou les cafés italiens accompagnés de cinnamon rolls ou d’alfajores à la farine de caroube.

Les pâtisseries de Próspero à Colegiales viennent en réalité de Punta del Este, la ville d’origine du patron. L’objectif ? Une approche naturelle avec des farines sans additifs chimiques. Ses emblèmes sont le pain de seigle, le pain aux noix et le pain multicéréales. Cela dit, Próspero produit également des croissants, pains au chocolat, brioches, rolls de cannelle, bagels et un panetonne traditionnel qui n’attend pas les fêtes pour être servi et goulûment dévoré.

Les françaises

(Vous pouvez peut-être lire notre glossaire sur la boulangerie française)

Situé dans le déjà mythique Marché de San Telmo, Merci combine une boulangerie typique servant des pâtisseries avec des tapas accompagnées de bon vin pour le déjeuner et le début de soirée. Sans oublier les bruschettas, la soupe aux oignons (incontournable quand elle est au menu) et le croque-monsieur.

Quand les Argentins ne connaissaient de la boulangerie française que la baguette, Bruno et Olivier installaient la première succursale de L’Epi Boulangerie à Villa Ortúzar. Ici, les pains respectent la tradition et les techniques ancestrales. Les options changent tous les jours mais il y a toujours un bon pain de campagne, des croissants aux amandes et des tartes aux pommes. Il y a plusieurs succursales et L’Epi participe aux foires et marchés itinérants.

Située à l’origine près du Parc Centenario, cette boulangerie compte désormais une succursale à Palermo. On y trouve plusieurs variétés de pain, mais aussi des brioches, des madeleines, des quiches et des pâtisseries capables de vous envoyer au septième ciel.

Si vous êtes Français ou que vous habitez à Palermo, vous ne pouvez pas faire l’impasse. Cocu est une grande et chaleureuse boulangerie, idéale pour une petite visite, pour faire des achats mais aussi pour rester déjeuner ou goûter. Elle est stratégiquement située à l’entrée de Palermo Soho et ses spécialités sont les pains, le pudding, les quiches et les inoubliables pâtisseries à la française, comme la brioche au chocolat.

De quartier

  • Delicias de Ángeles 

Pas loin du lycée Instituto San Roque – là où étudiait Gustavo Cerati -, à Villa Ortúzar, se trouve une boulangerie qui pourrait facilement passer inaperçue. Sur la porte, il y a une décalcomanie qui dit « Delicias de Ángeles » (un nom plutôt fidèle à la réalité) et un espace minuscule à l’intérieur où commander des pâtisseries à la douzaine, des brownies et des carrés à la framboise, entre autres délices. Tout est si frais et délicieux qu’ils n’ont pas besoin de faire de publicité pour attirer les clients.

Dans le quartier de San Cristóbal, sur l’avenue Independencia au n° 1900, on tombe sur La Pompeya, une boulangerie dans le plus pur style italien. Pâtisseries, pains, sflogiatellas et cannoli tiennent le haut du pavé, toujours préparés avec des ingrédients de première qualité (même si certains disent que c’était mieux avant). Sa déco n’est pas très soignée, mais les connaisseurs connaissent tous le chemin du paradis sur le bout des doigts.

Dans le quartier d’Once aux frontières brouillées (on ne sait pas s’il s’agit de Balvanera, San Cristóbal ou Monserrat), au 3100 avenue Rivadavia, il y a une boulangerie dont la façade n’attire pas vraiment l’attention mais qui sert des pâtisseries depuis 1885 (c’est la plus vieille de la ville et elle a été fondée par la sœur de l’ex Président et éducateur Domingo Sarmiento). La spécialité de la maison ? Les croissants et les ensaimadas. On raconte même que Julio Cortázar et Perón en étaient fous.

Malvón se présente comme une boulangerie « dans le plus vieux style porteño mais aux saveurs contemporaines ». Avec cette promesse, l’établissement situé à Villa Crespo ne manque pas d’audace en matière de pain : les cornbread, carrot cake, english muffin et shortcake sont des habitués de la carte. On peut aussi citer les sandwichs au pastrami, les croissants au dulce de leche ou au jambon-fromage, les pancakes et les variations de french toast.

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La liste ne termine pas ici. En réalité, elle ne fait que commencer. Celui qui voudrait devenir un expert en boulangerie se doit de visiter les établissements spécialisés comme Las Violetas (pour les sandwichs au pain de mie), et succomber au charme des croissants de Gula Café ou des churros de chez Olleros.

La limite ? Le ciel et la pesée.

Comunicadora, especialista en redes sociales e inquieta seguidora de la cultura local a través de los platos, los tragos, los bares clásicos y los refugios secretos.