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Ces petits trucs que les Argentins ne font pas comme les Français

Ils nous ressemblent physiquement, ils respirent le même air que nous, bronzent sous le même soleil et se protègent de la même pluie. On pourrait croire qu’au final, il n’y a que l’océan Atlantique qui nous sépare. Pourtant, si on y regarde de plus près, les Argentins sont quand même très différents de nous, les Français.

1- La façon de dire bonjour

Ils ne font qu’une seule bise. Un peu dur, surtout au début, quand on en fait une deuxième dans le vide en se prenant un gros vent. Et puis on finit par s’y accoutumer, jusqu’à se demander si ce n’est pas plus simple, finalement, cette bise unique, plutôt que de faire un bisou sur les deux joues.

2- Le flou artistique

Une institution, en Argentine. Obtenir une réponse claire de la part d’un Argentin peut se révéler un parcours du combattant, tant ces derniers sont passés maîtres dans l’art de rester dans le flou artistique. La règle, ici, c’est de donner une réponse, sans vraiment en donner. On raconte que préciser une heure, une date, ou donner un prix fixe, sont des raisons suffisantes pour être déchu de la nationalité argentine. Donc c’est normal, ils font attention.

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3- Payer en carte bleue

Pour payer en carte bleue, il faut présenter soit la carte d’identité argentine, soit le passeport, puis renseigner son numéro d’identité et signer un reçu. Un process un peu longuet. Ne soyez pas pressés donc, surtout si les 5 personnes à la caisse devant vous ont aussi décidé de payer en CB…

4- Les « Plataformas »

Les Argentines vouent un culte absolu aux chaussures compensées – les plataformas. Plus le talon est imposant et haut, plus elles aiment. Au début, on se retourne sur chaque paire en ouvrant des yeux ronds, et on prend discrètement des snapchats qu’on envoie à ses amis français en pouffant de rire. Et puis, finalement, on finit par s’y résigner. Même si on ne s’y fait jamais vraiment totalement.

5- Le dernier minutisme

« Dernier minutisme » qui peut expliquer en partie le flou artistique mentionné précédemment : tout se décide à la dernière minute. L’Argentin n’est jamais certain de savoir où il sera dans un laps de temps supérieur à 10 minutes. Et si vous réussissez enfin à organiser quelque chose avec des Argentins à l’avance, prenez garde : si tout s’organise à la dernière minute, tout se désorganise également à la dernière minute.

6- La valeur de l’argent

La valeur du peso argentin change en permanence. Enfin, pour être plus précis, elle DIMINUE en permanence. La faute à l’inflation qui sévit dans le pays depuis la nuit des temps. Tous les cinq ou six mois, les prix augmentent partout : dans les magasins, les restos, les transports, les loyers… Et oui, on vous a prévenu, dans ce pays, on est souvent dans le flou, jusqu’à la valeur de l’argent.

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7- Le « Castellano »

Vu d’Europe, on pense naïvement que le Brésil est le seul pays d’Amérique Latine dans lequel on ne parle pas espagnol. QUE NENNI! Il serait judicieux de rajouter l’Argentine à la liste des pays latinos ne parlant pas espagnol, tant « l’argentin » est spécifique à l’Argentine. Che, Boludo, hablar el casteCHano, que quilombo!

8- L’Amour pour la France

Les Argentins aiment la France plus que nous Français aimons notre pays. Si vous voulez voir briller des étoiles au fond de leurs yeux, il suffit de prononcer le mot magique : « Paris » . Et ils adoooorent l’accent français. Même celui de votre pote qui a du mal à aligner deux mots dans un espagnol potable : lorsqu’il ouvre la bouche, vous trouvez ça tellement vilain que vous avez de la peine pour lui. Mais eux, ils le regardent avec des yeux tous attendris. Allez comprendre.

9- Le « Boludo »

S’il existe un mot dont la signification est compliquée à expliquer aux non-Argentins, c’est bien celui-là. Si vous appelez un ami « boludo », c’est une marque d’affection, du type « amigo » . Par contre, si vous l’utilisez avec quelqu’un que vous ne connaissez pas, ou dans le cadre d’une relation formelle (avec votre chef, votre prof…) vous l’insultez en le traitant de « connard ». Vous l’avez compris : l’usage de ce mot est une science complexe qu’il vaut mieux laisser aux Argentins.

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10- Le « Mercado Libre »

Mercado Libre pour un Argentin, c’est un mélange de Le bon coin + Ebay + Amazon pour un Français. À cause des taxes d’importation très élevées, il est plus simple et moins cher d’utiliser Mercado Libre pour ses achats en ligne. Tout expat ayant fait l’erreur de commander sur Amazon depuis l’Argentine l’apprend rapidement.

11- Les interphones un peu inutiles

Le concept des interphones en Argentine a déjà dû en faire rager plus d’un d’entre vous. Très pratique dans le reste du monde, ici, il permet bien de répondre aux personnes qui sonnent en bas de chez soi, mais pas de leur ouvrir la porte de l’immeuble… (Un bajón !) Du coup, à vous les allers-retours jusqu’au rez-de-chaussée pour ouvrir aux 17 invités qui débarquent au compte-gouttes (bien entendu) à votre asado du dimanche. La solution ? Adoptez la coutûme locale : « le dernier arrivé descend ouvrir au suivant ».

12- Les psychologues

Buenos Aires détient le record mondial de la ville qui abrite le plus de psychologues au mètre carré. Voir un psy, en Argentine, n’est pas tabou, au contraire : c’est presque la normalité. Même les hommes politiques en parlent ouvertement. Pourquoi donc cet engouement ? Difficile de savoir.

13- Annoncer sa destination au chauffeur de bus

Lorsque l’on monte dans un bus, en Argentine, on doit annoncer de vive voix sa destination au chauffeur (et plus précisément son croisement de rue), pour qu’ils sachent combien vous allez payer. Cela parait bien fastidieux au début, et puis on s’y habitue. Veillez à ne pas garder cette habitude à votre retour en France: pas sûr que le chauffeur apprécie votre geste (« nan mais pourquoi il me raconte sa vie, celui-là? » ).


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Pauline Escobarhttps://paulinescobar.wordpress.com/
Apprentie expat', voyageuse dans l’âme, écrivain en herbe et dessinatrice de cartes à mes heures perdues.

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