Le MamBA, l’art moderne prend ses quartiers à San Telmo

Il aura fallu attendre quelques années avant que le Musée d’Art Moderne de Buenos Aires (MamBA) ne rouvre enfin ses portes. A l’instar du Teatro Colón, dont la réouverture s’est longtemps faite attendre, le MamBA a symboliquement clôt les festivités du Bicentenaire, fin 2010.

Fondé en 1956 à l’initiative du critique d’art Rafael Squirru, le MamBA est longtemps demeuré un « musée fantôme », sans édifice propre, avant d’occuper les locaux d’une ancienne fabrique de cigares (érigée en 1918), au cœur du quartier historique de San Telmo. Fermé en 2005 pour rénovation, le musée a resucité avec des espaces d’exposition élargis.

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Avec une collection riche de quelques 6000 œuvres, fruit des acquisitions et des donations au fil des ans, le MamBA a de quoi tenir son rang. De la néo-figuration au MADI en passant par Xul Solar, un siècle d’art moderne argentin vous contemple.

La situation géographique du MamBA n’a rien d’anodine : elle vise à renforcer le pôle « sud » de la culture porteña. Avec la Fondation Proa à La Boca et ce nouvel édifice à San Telmo, sans oublier le Centre Métropolitain de Design de Barracas, l’art s’est affirmé ces dernières années dans cette partie de la ville.

Après avoir nourri votre âme, pensez tout de même à vous alimenter, du côté du Café San Juan, à deux pas, ou à l’angle de Bolivar et Humberto 1°, au Habibi ou au Caracol. A moins que vous ne préfériez aller faire un tour au Lezama, situé face au parc éponyme.

MamBA – Musée d’Art Moderne de Buenos Aires
San Juan 350 – San Telmo
Tel : 4300-9139
Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 19h
Samedi, Dimanche et jours fériés de 11h à 20h
Fermé le premier lundi du mois

Visites guidées samedi, dimanche et jours fériés de 16h à 18h (en semaine, consulter les disponibilités par téléphone). Visites en anglais et portugais, consulter les horaires par téléphone.

Photo : Gobierno de la ciudad

Après un fabuleux septennat comme correspondant de L'Equipe et France Football, lors duquel j'ai écumé les meilleurs spots de la "Ciudad de la furia" chère à Soda Stereo, je vis désormais Barcelone. Où évolue un petit gars en short qui n'a pas volé son titre de meilleur ambassadeur de l'Argentine.