Amalur, pintxos et cidre dans le plus vieux centre basque du monde

Et si je vous disais que le centre basque le plus vieux du monde se trouve à Buenos Aires ? Et si je vous disais qu’en plus de petits plats typiquement basques, vous pouvez y déguster du cidre pression et près de soixante-dix vins différents ?

De l’eau a coulé sous les ponts depuis qu’en 1877, treize jeunes basques fondèrent leur euskal etxea (maison basque) dans la capitale argentine, le dénommé Laurak Bat. Le premier local était situé au 292, rue Potosí puis a dû être vendu. Ils ont ensuite réussi à avoir leur propre siège en 1903, mais l’immeuble fût démoli en 1937. Deux ans plus tard, un nouveau bâtiment est inauguré et se dresse encore fièrement aujourd’hui dans le quartier de Montserrat.

141 ans plus tard, me voilà en train de dîner dans cette impressionnante salle rouge et noire. Autour de moi, un mural rupestre restauré du peintre argentin Parravicini. L’accueil ? Sympathique. Le serveur propose de nous asseoir au comptoir pour goûter quelques pintxos basques et un demi de cidre pression, mais on décide de s’installer directement pour dîner dans le spacieux hall principal.

La salle est remplie de familles et d’habitués. On se plonge dans la carte qui débute par des assortiments de tapas (« raciones ») typiques de la gastronomie basque et espagnole (tortilla, gambas, anchois, etc.), idéales pour en commander plusieurs et goûter à tout. On examine ensuite les plats principaux qui incluent paella de fruits de mer, sukalki (ragoût basque) et de nombreux plats à base de poisson. La carte des vins nous surprend : environ soixante-dix étiquettes issues de diverses caves à vin, petites et grandes, nationales et internationales. Nous goûtons au vin blanc et au cidre, bien évidemment.

Notre choix de tapas : le potiron avec fromage de brebis sur une sorte de lit d’amandes croquantes, les champignons sautés sur un pain croquant (bonne combinaison de textures) et les calamars servis avec pommes de terre, tomates et oignons caramélisés. On est également ravis de notre choix de dessert : les Tejas de Tolosa (des sortes de gâteaux aux amandes) à tremper dans une sauce épaisse au chocolat qui ressemble à celle des churros.

Les prix sont tout à fait corrects, surtout pour le déjeuner (même s’il faut payer le polémique « couvert »). Mais oublions un instant les prix et l’expérience gourmet : manger ici, c’est la garantie de profiter d’un environnement authentique, à la fois élégant et familial, à quelques rues de l’Obelisco, mais sans les touristes, dans un lieu au croisement de l’histoire et de la promesse d’avenir.

(Même s’il se trouve à l’autre bout de la ville, à Chacarita, on recommande aussi l’offre basque de Lekeitio : l’autre restaurant avec lequel Amalur partage la gestion de la cuisine).

Amalur
Av. Belgrano 1144 – Monserrat
Tel : 4381-0578
Lundi et mardi, de 12h à 17h30, du mercredi au samedi, de 12h à 24h
Prix : $ $

Eva Contreras
Eva Contrerashttps://www.instagram.com/discover.buenosaires/
Directora Editorial de Buenos Aires Connect. Escritora siempre. Estoy buscando algo. Fotografía + viajes + comida + música.
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