Será de Dios, paradis du « savoir-vivre »

Ce bar planqué en contrebas de la rue Defensa, à la fois si près et si loin de la féria dominicale, est la preuve que Buenos Aires nous réserve encore de bien belles surprises, que l’on soit néophytes ou vieux briscards de la fiesta porteña…

A l’origine, il y a le cadre, intemporel et magique. Des murs « piqués » qui laissent apparaître les briques, un comptoir interminable en bois laqué surplombé d’une étagère remplie de bouteilles autour desquelles s’entortillent des guirlandes électriques. A côté, des tables en bois et un grand canapé pour ceux qui veulent se poser et exercer leur « castellano » dans une ambiance tamisée. Dans la salle annexe, que l’on aperçoit à travers un cadre percé dans le mur, un billard au tapis rouge et un splendide vitrail multicolore. Dans le fond, une pièce plus « lounge » aux allures de salle de sieste…

Ensuite, il y a la carte. Des pizzas rectangulaires savoureuses et des portions de frites « customisées » (avec des sauces, du fromage ou de l’ail et du persil) vous font de l’œil. Côté boissons, un happy hour défiant toute concurrence, avec des prix plus qu’intéressants pour une commande de deux bières, deux fernets, deux caïpirinhas (qu’on vous recommande fortement, d’autant qu’il y a différentes « saveurs », avec une mention spéciale pour celle aux fruits rouges) ou deux mojitos.

Enfin, il y a le personnel, très avenant, et la clientèle, jeune et bien dans ses baskets. En somme, un vrai paradis pour les amants du « savoir-vivre », d’autant qu’à une demi cuadra se trouve le restaurant La Pétanque, idéal pour renouer avec la gastronomie française, après l’apéro ou avant un verre entre amis.

Pour la petite histoire, le nom du bar vient d’une ballade romantique du groupe argentin Erreway sortie en 2003.

Asseyez-vous et détendez-vous…

Será de Dios

Mexico 355 – San Telmo
Tel : 4331-1086
Tous les jours, de 18h jusque tard dans la nuit le week-end

Prix : $ $

 

 

Après un fabuleux septennat comme correspondant de L'Equipe et France Football, lors duquel j'ai écumé les meilleurs spots de la "Ciudad de la furia" chère à Soda Stereo, je vis désormais Barcelone. Où évolue un petit gars en short qui n'a pas volé son titre de meilleur ambassadeur de l'Argentine.