Les raisons ne manquent pas pour visiter le Parc de la mémoire, en particulier lors d’une journée si spéciale comme le 24 mars, journée nationale de la Mémoire pour la Vérité et la Justice, qui commémore les victimes de la dernière dictature civico-militaire (1976-1983)
Le Parque de la Memoria, dans le quartier de Belgrano, est l’un de ces endroits qui conjuguent art, nature et histoire sans vous faire quitter la ville. Idéal pour un week-end en quête de calme, d’architecture contemporaine et de grand air au bord du fleuve, c’est aussi l’un des espaces de mémoire les plus importants de Buenos Aires — un lieu chargé d’émotion, autant qu’ouvert sur la beauté du paysage.

En plus d’être un lieu de mémoire et de réflexion — particulièrement investi chaque Día de la Memoria, le 24 mars —, c’est un joli parc situé sur la Costanera Norte, idéal pour aller boire quelques matés, faire du vélo et du skate, ou tout simplement marcher dans une ambiance de détente au bord du Rio de la Plata. Vous verrez que l’endroit est en outre magnifique pour apprécier le coucher du soleil. Cet espace, qui existe depuis 1998, doit ses sculptures à un concours international ayant légué plusieurs œuvres d’art aux dimensions monumentales. Celles-ci abordent des sujets de réflexion tels que la valeur de la vie, décorant magnifiquement les jardins.
Les sculptures du Parque de la Memoria
Parmi les œuvres d’art on trouve « Monumento al escape », du célèbre artiste Dennis Oppenheim. C’est une création en acier vitre laminé, entre autres matériaux, de trois formes géométriques, peintes en couleur rouge. La sculpture en bronze laminée de l’argentin Roberto Aizenberg représente trois personnes, en référence aux enfants de l’écrivaine Matilde Herrera, disparus pendant la dictature. Vous distinguerez de loin l’œuvre de l’argentine Marie Orensanz, où l’on peut lire la phrase « Penser est un acte révolutionnaire ».

L’œuvre « 30.000 » de Nicolas Guagnini consiste en vingt-cinq prismes droits où l’on découvre, depuis un point exact et fixe, le portrait du père de l’artiste, disparu en 1977. L’une des plus énigmatiques s’appelle « Reconstruction du portrait de Pablo Miguez » que l’artiste argentine Claudia Fontes a conçue sous forme de figure humaine en acier inoxydable sur le Río de la Plata. Par ailleurs, notons également les « Torres de la memoria » de Norberto Gómez, ainsi que les barres en acier qui reproduisent des sons musicaux, de León Ferrari.
La salle PAyS et nos conseils pratiques
N’oubliez pas de visiter la salle PAyS (Présents, maintenant et pour toujours), où sont présentés régulièrement diverses expositions, projets artistiques et éducatifs, à visiter en famille ou avec des amis. La programmation évolue tout au long de l’année ; pensez à consulter l’agenda avant votre visite, surtout dans les semaines entourant le 24 mars.
Le parque de la memoria est ouvert toute l’année, avec des horaires variables selon la saison. Les visites guidées gratuites les week-ends et jours fériés sont vivement recommandées pour mieux saisir la portée historique et artistique du lieu. Prévoyez d’arriver tôt pour profiter pleinement du parc et de ses abords au bord du fleuve — par temps clair, la lumière du matin sur le Río de la Plata vaut à elle seule le déplacement.
Si vous désirez poursuivre votre journée autour de l’histoire argentine, vous pouvez continuer du côté du Musée des Malouines, non loin de là, ou pousser jusqu’à l’Espacio Memoria (ex-ESMA). Où boire et manger quelque chose pas très loin ? Simple : à Tancat.
Parque de la Memoria
Av. Costanera Norte Rafael Obligado 6745 – Belgrano (Près de la « Ciudad Universitaria »)
Bus : 28, 33, 37, 42, 45, 107, 160
Tel : 4787-0999
Samedi, dimanche et jours fériés (été)
Parc : de 10h à 20h
Salle PAyS: de 12h à 19h
Visites guidées : samedi, dimanche et jours fériés à 11h et à 16h.
Entrée libre et gratuite.

















