El Salteño, avant-goût du Noroeste

Depuis 1989, le personnel d’El Salteño reçoit dans une ambiance de cantine populaire à deux pas de l’Hospital Italiano. Quelques enseignes lumineuses blafardes présentent des clichés de plats traditionnels de la province de Salta (Nord-ouest de l’Argentine). Les serveurs, à l’accent marqué du nord, s’affairent tranquillement à satisfaire les clients, des habitués pour la plupart.

El Salteño est avant tout une parrilla, et propose donc un grand choix de viandes grillées. Les assiettes très copieuses sont à partager. Les plats traditionnels se restreignent aux humitas et autres tamales, bouillies de maïs enveloppées dans une feuille de maïs séchée. Malheureusement, le locro, sorte de ragout régional à base de courge, de maïs et de haricots est remplacé par des lentilles aux petits légumes et au bœuf.

Un abondant choix de pâtes maisons vous permettra de vous sustenter avec des ñoquis ou des lasagnes fraîches accompagnées de diverses manières. Les desserts sont vraiment très généreux pour des prix relativement bas. On trouve deux spécialités régionales : les figues et la courge au sirop. Le vin n’est pas cher mais râpe un peu le palais, ce qui n’est pas étonnant dans une cantina.

Pour ce qui est des bières, vous pourrez savourer l’incontournable Salta Negra, ou la Salta Rubia pour ceux qui préfèrent la douceur d’une blonde à l’amertume d’une brune.

Si vous habitez le quartier, El Salteño vous propose un service de livraison à domicile. En somme, si vous avez une grosse faim et un petit budget, El Salteño a ce qu’il vous faut.

On apprécie une petite balade digestive au Parque Centenario ou à la Plaza Almagro à quelques cuadras de là. Les amateurs de tango termineront la soirée à La Catedral, à deux pas, et les fêtards dans le bar La Tribu, tout près également.

El Salteño
Gascon 578 – Almagro
Tel : 4864-8764
Tous les jours, de 8h à la fermeture

Prix : $

Après un fabuleux septennat comme correspondant de L'Equipe et France Football, lors duquel j'ai écumé les meilleurs spots de la "Ciudad de la furia" chère à Soda Stereo, je vis désormais Barcelone. Où évolue un petit gars en short qui n'a pas volé son titre de meilleur ambassadeur de l'Argentine.