Naranjo, vins spéciaux et tapas d’auteur, mais sans cravate

naranjo bar buenos aires
Photo : Instagram de Naranjo

Chacarita, Chacarita. C’est vraiment du beau travail. En tant qu’habitante du quartier, j’ai tous les jours l’occasion d’être surprise. L’époque où nous devions nous rendre jusqu’à Palermo pour trouver l’endroit dont tout le monde parle est bel et bien révolue. Aujourd’hui, c’est tout le contraire.

Par où commencer pour vous parler de Naranjo ? Il y a tellement de points à débattre qu’il est difficile de choisir le premier, mais ne pensez pas pour autant que les autres sont en reste. Je lance les dés : parlons de la nourriture. Des tapas à l’apparence simple, mais aux sensations complexes. Un menu entièrement saisonnier et émotionnel où l’on peut sans inquiétude fermer les yeux et commander au hasard, comme ça.

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Impossible de passer à côté du pain, servi en accompagnement avec le houmous du jour (au potiron, à la carotte…). S’il y a du poisson au menu, commandez-le. Ils aiment beaucoup jouer avec l’aubergine (fumée avec des cacahuètes, par exemple), avec la betterave (en salades, entre autre) et en général, ils n’hésitent pas à faire preuve d’audace avec les légumes de saison. Ce sera porchetta et pastron pour les carnivores. Et si vous avez de la chance et que le dessert crémeux à la banane et au cacao est au menu, foncez sans hésiter !

Beaucoup de vins audacieux, beaucoup de petits producteurs et de nombreux vignobles inconnus partagent les étagères avec des étiquettes classiques. Les vins à peine modifiés sont préférés et il vaut la peine de demander conseil. J’insiste juste au cas où : il est de ces endroits où on ne se soucie pas vraiment de savoir quel plat est au menu ou quelles étiquettes sont en rayon, ici quoi qu’il arrive vous aurez peu de chance d’être déçus. Au fait, aux commandes de Naranjo se trouvent certaines des flammes qui ont fait briller Proper à l’époque.

Cela dit, il convient également de préciser que Naranjo n’est pas un endroit particulièrement bon marché. Tout le monde ne peut pas y être un client régulier (même s’ils ont déjà beaucoup d’habitués) mais c’est par excellence un très bon choix pour les occasions spéciales. Et, pour la qualité et la créativité qui sont évidentes, les prix des plats me semblent tout de même raisonnables, surtout par rapport aux autres propositions du quartier. C’est peut-être avec les vins que le porte-monnaie proteste le plus, notamment parce qu’on voudra en goûter un autre, puis un autre… Mais je défends ma position selon laquelle l’expérience en vaut la peine.

Le salon est rustique et agréable, et sur le trottoir un oranger complète le poème. Un bon point pour les tables sur le trottoir qui, soit dit en passant, ne prennent pas de réservations (vous pouvez donc imaginer qu’il y a toujours pas mal de monde). Allez-y avec l’esprit et le portefeuille ouverts pour profiter d’une belle soirée.

Naranjo
Ángel Justiniano Carranza 1059 – Chacarita (ouvrir dans Google Maps)
Du mardi au samedi de 18h à 0h
Sans réservation (par ordre d’arrivée)
Prix : $ $ $

 

Traduction : Carolina Freda

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