Pancherías de Buenos Aires : le guide pour manger les meilleurs panchos de la ville

Vous vous demandez où manger les meilleurs « panchos » de la ville ? Voici un panorama des horaires et des différents types de locaux spécialisés à Buenos Aires dans la vende de ce fameux hot dog argentin.


Dans le brouhaha et le flot incessant de passants qui animent Buenos Aires le jour, elles passent souvent inaperçues ; mais une fois que le soleil se couche et que la foule déserte les grandes artères, seuls quelques établissements restent ouverts — parmi lesquels se distingue un nouveau genre qui comptait encore peu de représentants il y a quelques années : les pancherías de Buenos Aires.

Où manger des panchos à Buenos Aires selon votre quartier ?

La Boca, Flores, Villa Crespo, Villa Devoto, Lugano… tous les quartiers, à toutes les latitudes, ont leurs pancherías ouvertes 24h/24 ou jusqu’au petit matin. Buenos Aires Connect a échangé avec Andrés Catillo, qui, avec son frère Kenny, a ouvert Panchos Anónimos à La Paternal. Deux Vénézuéliens qui ont choisi cette activité pour s’intégrer à l’économie porteña.

« Avant, je vivais à Morón — explique Andrés —, je rentrais très tard le soir et il y avait au moins une panchería tous les deux pâtés de maisons. Quand j’ai déménagé à La Paternal, j’ai constaté que cette option n’existait pas, alors j’ai pensé que le quartier en avait besoin. J’ai convaincu mon frère et nous avons ouvert notre propre local. »

Avant de se lancer dans cette aventure alléchante, Andrés a mené une petite étude de marché dans le secteur. Il a non seulement constaté l’absence de commerces de restauration dans la zone, mais aussi qu’après minuit, la seule enseigne visible sur les applications de livraison était un restaurant aux tarifs élevés. C’est ainsi qu’il a ouvert son local à l’angle des rues Espinosa et Fragata Sarmiento, pendant qu’il projette d’ouvrir un établissement plus grand, avec tables et chaises, sur l’Avenida San Martín.

« En plus du manque de pancherías dans le quartier, les rares commerces de restauration existants ferment entre 22h et minuit. Notre stratégie a donc été de travailler sur des horaires élargis jusqu’au petit matin, ce qui est parfait pour une envie soudaine de panchos ou de hot dogs », précise-t-il. Panchos Anónimos est ouvert sept jours sur sept jusqu’à 3h du matin, avec des horaires parfois encore plus tardifs le vendredi et le samedi.

Les pancherías de Buenos Aires étaient autrefois des kiosques proposant un menu basique : saucisse, pain, pommes paille et une sauce. De nombreux Vénézuéliens, comme Andrés, qui se sont lancés dans ce commerce, ont enrichi la façon de déguster la saucisse. Dans l’une de ces pancherías de Buenos Aires, on peut trouver le pancho classique ou, comme ils l’appellent, les « salchicas alemanas » — des saucisses avec peau, bien plus savoureuses.

On peut également y ajouter différentes sauces, comme le cheddar, le parmesan ou le roquefort, accompagnés d’un généreux lit de chou râpé et de fromage râpé.

Le pancho revisité par des entrepreneurs innovants

Comment expliquer qu’une chose aussi simple rencontre un tel succès ?

L’origine du nom hot dog reste débattue. Entre le bon mot d’un journaliste lors d’un match de baseball et la légende (jamais confirmée) des saucisses allemandes à la viande de chien, le terme pancho, propre au Río de la Plata, serait quant à lui l’acronyme de pan+chorizo, ou dériverait de la racine « Frank » de Frankfurter — qui donne aussi le prénom Francisco.

« Je pense que ça a marché parce que le pancho était un produit qui manquait d’innovation en termes de variété — il peut pourtant se révéler très polyvalent et s’adapter à tous les palais », nous a confié Andrés, en parlant de manière générale car, comme beaucoup de porteños le savent, face à la Plaza Arenales de Devoto se trouve le désormais mythique Peter’s, avec son impressionnante variété de sauces.

« Pour nous adapter au goût du porteño, nous avons aussi choisi de faire fondre le fromage sur nos hot dogs, car nous savons que les Argentins sont amateurs de pizza et adorent le fromage en abondance. » Dans leur gamme, ces pancherías de Buenos Aires proposent également des tequeños (bâtonnets de fromage frits), des hamburgers et des choripanes (sandwichs à la saucisse grillée).

« Nous sommes une panchería qui vient d’ouvrir, nous sommes donc encore en train de nous faire connaître ; mais avant d’ouvrir, nous avons pris conseil auprès d’autres commerces de restauration similaires, et je leur en suis reconnaissant — ce sont des gens qui comprennent qu’il y a de la place pour tout le monde et qu’il est important de s’entraider pour grandir ensemble », a conclu Andrés. À La Paternal, en moins d’un an, deux pancherías tenues par des Vénézuéliens ont ouvert leurs portes — l’autre se situe à l’angle San Martín et Espinosa —, apportant une touche d’originalité au pancho si populaire. Mais elles ne sont pas les seules : le phénomène s’étend à toute la ville.

Autres pancherías de Buenos Aires

  • Emperrate, avec des adresses au :

📍Av. Incas 4599
📍Nogoya 2865
📍Beiro 3425
📍Av. San Martin 1974, Caseros
📍Paraguay 2805
📍Av Rivadavia 5584

  • Peter’s : 📍 Chivilcoy 3896
  • Panchorno : 📍Echeverria 1677
  • Panchitos del Sol : 📍Galería del Sol, Florida 860
  • 411 Villa Crespo : 📍 Humboldt 411
  • Pancho Gourmet : 📍 Uriburu 726

4 conseils pour commander un pancho quand on débute

Manger un pancho avec une pluie de pommes paille sans tacher son t-shirt, ça ne s'improvise pas.
Manger un pancho avec une pluie de pommes paille sans tacher son t-shirt, ça ne s’improvise pas.
  1. Le menu propose trois options. Le super pancho, le classique que tout le monde connaît ; le perro caliente, avec saucisse allemande, fromage râpé, chou et sauces ; et le pancho alemán, avec sauces et pommes paille sur la saucisse avec peau.
  2. La variété des sauces ne cesse de s’élargir, mais il est conseillé de ne pas en mettre plus de deux pour profiter pleinement de la saveur.
  3. Les sauces artisanales sont le propre des pancherías tenues par des porteños, tandis que celles proposant une plus grande variété de garnitures sont généralement gérées par des Vénézuéliens.
  4. Ne pas surcharger le pancho pour éviter le désastre vestimentaire.
Agustín Argento
Periodista con 20 años de trayectoria, director de 2 películas y productor 3 documentales, con varios proyectos en danza.

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