Rock national, nouvelle vague au tournant du XXIe siècle (3/3)

rock nacional argentina
Photo: indigoshow.mx

La disparition de groupes comme Soda Stereo ou Sumo (voir la 2e partie de notre série sur le rock national) dans les années 90 laisse le champ libre à une nouvelle scène en Argentine.

Los Piojos interprête un rock tinté de folklore rioplatense (avec des airs de tango et de candombe) taillé pour les foules. Dans la même veine musicale que Sumo, Bersuit Vergabarat, pendant des Mexicains de Molotov, livre une vision acerbe de la société de consommation et de la politique.

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Si vous aimez secouer la tête ou vous lancer dans un pogo, optez pour Babasónicos, qui sonnait à ses débuts comme un bon vieux Red Hot Chili Peppers (mélange de rock, rap, funk et hardcore), leurs compositions devenant plus pops au fil des années, à l’instar du groupe de Los Angeles.

Avec son lunfardo contemporain issu de la rue et de la culture villera et un son crasseux bien comme il faut, Pity (ancien de Viejas Locas) et son groupe Intoxicados ajoute une touche plus punk, voire hip-hop – le morceau « Una Vela » – au rock nacional.

Enfin, côté solistes, Fito Paez et León Gieco remplissent régulièrement d’immenses salles, avec leur pop-rock empreint de romantisme.

Si vous voulez poursuivre votre exploration du rock national, on peut également citer dans le désordre : Attaque 77, Callejeros, La Renga, Catupecu Machu, Virus, Los Violadores ou encore Los Auténticos Decadentes. La liste est longue… mais vous voilà déjà parés pour entamer une discussion sur le rock nacional !

Après un fabuleux septennat comme correspondant de L'Equipe et France Football, lors duquel j'ai écumé les meilleurs spots de la "Ciudad de la furia" chère à Soda Stereo, je vis désormais Barcelone. Où évolue un petit gars en short qui n'a pas volé son titre de meilleur ambassadeur de l'Argentine.