Rock national, les premières heures (1/3)

rock nacional argentino

Envie de découvrir la culture rock argentine ? Petit panorama en trois parties.

L’Angleterre a offert au monde les Beatles, les Stones, les Sex Pistols ou encore Blur. Les Etats-Unis Elvis Presley, les Beach Boys, les Doors, le Velvet Underground. Quid de l’Argentine ?

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Le premier groupe de rock argentin voit le jour dans les années 50 sous forte influence anglo-saxonne. Mr Roll & The Rockers compte dans ses rangs le célèbre compositeur Lalo Schifrin, que l’Histoire retient pour le thème de « Mission Impossible » et une poignée d’autres compositions hollywoodiennes.

Dans les années 60, suivent Los Gatos (emmené par Lito Nebbia et Tanguito, icônes du genre), Manal et Almendra, avec à sa tête le jeune Luis Alberto Spinetta, pionnier et figure du rock national, qui s’en est allé rejoindre le panthéon des rockeurs début 2012. Ce dernier fondera par la suite Pescado Rabioso (avec un son très proche de groupes américains des années 70 comme les Who ou les Doors) puis le psychédélique Invisible (plus expérimental), avant de poursuivre une carrière solo.

Autre légende – bien vivante -, Charly Garcia (à gauche sur la photo, en compagnie de son ami Spinetta) se lance dans le grand bain avec Sui Generis, surfant sur la vague hippie du début des années 70 de songwriters américains comme Neil Young. Il fondera ensuite Serú Girán, avant de se lancer à son tour dans une carrière solo. Personnage excentrique avec sa moustache poivre et sel, il a un jour sauté du neuvième étage d’un hôtel directement dans une piscine, afin d’échapper à une horde de journalistes…

Connu pour ses bandes originales (« Amours Chiennes », « Carnet de Voyage », « Babel »…) à l’instar de Lalo Schifrin, Gustavo Santaolalla fut lui aussi l’un des fondateurs du genre (on ne saurait que trop vous conseiller l’écoute de Vasudeva, une petite bombe !), tant en solo qu’avec le groupe Arco Iris, fusionnant rock et rythmes folkloriques.

Si vous penchez davantage pour la « onda » blues, Pappo en fut le maître incontesté jusqu’à sa disparition, en 2005, dans un accident de la route.

À suivre…

Après un fabuleux septennat comme correspondant de L'Equipe et France Football, lors duquel j'ai écumé les meilleurs spots de la "Ciudad de la furia" chère à Soda Stereo, je vis désormais Barcelone. Où évolue un petit gars en short qui n'a pas volé son titre de meilleur ambassadeur de l'Argentine.