{"id":91985,"date":"2026-03-11T10:00:45","date_gmt":"2026-03-11T13:00:45","guid":{"rendered":"https:\/\/buenosairesconnect.com\/?p=91985\/"},"modified":"2026-03-07T18:36:29","modified_gmt":"2026-03-07T21:36:29","slug":"legendes-urbaines-de-buenos-aires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/legendes-urbaines-de-buenos-aires\/","title":{"rendered":"5 l\u00e9gendes urbaines de Buenos Aires"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><em>Quelques <strong>l\u00e9gendes urbaines<\/strong> qui font partie de la culture locale de Buenos Aires.<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">200 <span class=\"st\">km\u00b2<\/span>, 3 millions d\u2019habitants : dans l\u2019immense fourmili\u00e8re qu\u2019est Buenos Aires, on peut vivre dans l&rsquo;anonymat le plus total. Mais parfois, certaines histoires d&rsquo;anonymes traversent les \u00e2ges et deviennent des l\u00e9gendes. Pourquoi ? Au d\u00e9part d\u2019une l\u00e9gende urbaine, il y a une histoire avec un potentiel tragique, magique ou romantique. Ensuite, il y a une rumeur populaire qui se charge de transmettre l&rsquo;histoire, de la faire \u00e9voluer, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle devienne universelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mettez donc votre superstition de c\u00f4t\u00e9 : on vous invite \u00e0 un parcours <em>porte\u00f1o<\/em> pour d\u00e9couvrir les l\u00e9gendes urbaines de Buenos Aires avec des fant\u00f4mes, des trag\u00e9dies et bien d&rsquo;autres myst\u00e8res&#8230;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><b>Un taxi fant\u00f4me au cimeti\u00e8re de Chacarita<\/b><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sans surprise, c\u2019est dans le <a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/cimetiere-de-chacarita-dedale-du-passe\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">cimeti\u00e8re de Chacarita<\/a> qu&rsquo;on commence notre p\u00e9riple. Avec ses 95 hectares, il est l&rsquo;un des plus grands du monde. On le surnomme \u00ab Necropolis \u00bb : rien d&rsquo;\u00e9tonnant, car c&rsquo;est une v\u00e9ritable ville de morts, avec ses immenses caveaux, ses employ\u00e9s, ses jardins et ses rues\u2026 Et ses histoires !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1978, un fait divers d\u00e9fraie la chronique : une femme a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9e morte dans le cimeti\u00e8re, allong\u00e9e sur la tombe de sa m\u00e8re. La rumeur commence alors : la jeune femme aurait emprunt\u00e9 le taxi de la mort\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car oui, la l\u00e9gende raconte qu\u2019une \u00e9trange voiture se cache dans la file de taxis \u00e0 la sortie du cimeti\u00e8re. Selon les sources, c&rsquo;est une Falc\u00f3n ou une Peugeot, dont la plaque d\u2019immatriculation donne le ton : RIP666.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On dit que quiconque monte dans le taxi se sent envahi d\u2019un froid \u00e9trange\u2026 Et c\u2019est une fois mort que le taxi vous ram\u00e8ne l\u00e0 o\u00f9 il vous a pris : au cimeti\u00e8re. Les autochtones y croient plus au moins, mais m\u00eame les plus sceptiques restent m\u00e9fiants : dans le doute, ils \u00e9vitent de prendre un taxi en sortant du cimeti\u00e8re&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(Source : livre <em>Buenos Aires es leyenda<\/em> de Guillermo Barrantes et V\u00edctor Coviello)<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><b>Une f\u00eate \u00e9ternelle au Palacio de los Bichos<\/b><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le \u00ab palais des insectes \u00bb &#8211; surnomm\u00e9 ainsi \u00e0 cause des gargouilles qui d\u00e9corent sa fa\u00e7ade &#8211; est situ\u00e9 dans le quartier de <a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/villa-del-parque-quartier\/\">Villa del Parque<\/a>, au 3220 de la rue Campana.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce palais a \u00e9t\u00e9 construit en 1910 par l\u2019italien Rafael Giordano ; il devait \u00eatre le cadeau de mariage pour sa fille Luc\u00eda et son gendre, le musicien \u00c1ngel Lemos. Le mariage se d\u00e9roule dans le palais, le 1 avril 1911 ; c\u2019est une f\u00eate grandiose, bruyante, joyeuse, o\u00f9 l&rsquo;on danse et l&rsquo;on chante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le soir du mariage, les amoureux partent en lune de miel : tous les invit\u00e9s se mettent \u00e0 la fen\u00eatre pour regarder leur voiture partir. Mais lorsqu\u2019ils passent les rails, un train surgit et \u00e9crase le jeune couple sous les yeux effar\u00e9s des amis et de la famille.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le p\u00e8re, inconsolable, fait fermer le palais. Mais &#8211; et c\u2019est l\u00e0 que commence la l\u00e9gende &#8211; les voisins raconteront entendre de la musique et voir des gens danser dans la grande maison vide. Et ce myst\u00e8re ne sera jamais perc\u00e9 : car on dit que toutes les personnes qui ont essay\u00e9 d\u2019enqu\u00eater sur cette affaire ont contract\u00e9 d&rsquo;\u00e9tranges maladies qui les ont forc\u00e9 \u00e0 s&rsquo;arr\u00eater&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui, les gargouilles ont disparu et le rez de chauss\u00e9e est devenu un spa.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(Source : Clar\u00edn)<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><b>Une trag\u00e9die sportive au Monumental<\/b><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toute ville a sa trag\u00e9die sportive : \u00e0 Buenos Aires, elle a eu lieu le dimanche 23 juin 1968, au <a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/stades-de-foot-de-buenos-aires\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">stade de River-Plate<\/a>, surnomm\u00e9 le Monumental.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce jour l\u00e0, c&rsquo;est le <a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/football-argentin-clasicos\/\">supercl\u00e1sico<\/a>, soit l\u2019affrontement entre les deux \u00e9quipes ennemies de la capitale : River-Plate et Boca Juniors. Mais le temps passe et les 90 000 spectateurs s&rsquo;impatientent : le match est furieusement ennuyeux, et il fait un froid de canard. Une partie des spectateurs d\u00e9cide de partir avant la fin\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais pour des raisons inconnues, l\u2019une des portes (la porte 12) ne s\u2019ouvre pas : un mouvement de foule fait 71 morts, faisant de ce jour de f\u00eate un jour de trag\u00e9die.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 les enqu\u00eates, les raisons de cette trag\u00e9die n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 expliqu\u00e9es. Alors la l\u00e9gende dit que, chaque ann\u00e9e, le 23 juin, les fant\u00f4mes tourment\u00e9s des victimes reviennent hanter le quartier\u2026 Un restaurant de l\u2019avenue Figueroa Alcorta d\u00e9clare d&rsquo;ailleurs ne jamais servir d\u2019infusion le 23 juin ; il paraitrait que toutes les infusions prendraient ce jour-l\u00e0 une couleur noire et un go\u00fbt \u00e9trange\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(Source : livre <em>Buenos Aires es leyenda<\/em> de Guillermo Barrantes et V\u00edctor Coviello)<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><b>Des lutins mal\u00e9fiques dans la Torre del Fantasma<\/b><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">On continue \u00e0 la <a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/la-boca-berceau-de-la-cite-portena\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Boca<\/a>. Rue Almirante Brown, se dresse une curieuse tour, grandiose au milieu de l\u2019architecture plus classique de la rue. L\u2019histoire de ce b\u00e2timent commence en 1908. Mar\u00eda Luisa Auvert Aurnaud, une riche descendante de catalans, d\u00e9cide d&rsquo;investir dans une tour pour la louer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais la jeune femme est tellement ravie de l&rsquo;apparence bien catalane du b\u00e2timent termin\u00e9 &#8211; Guillermo \u00c1lvarez en est l&rsquo;architecte &#8211; qu&rsquo;elle d\u00e9cide d&rsquo;y habiter. Elle parfait le style de sa nouvelle habitation en important du mobilier directement de Catalogne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, un an plus tard, elle quitte la tour. On raconte alors qu\u2019elle ne supportait plus les voisins, qui lui reprochaient d\u2019\u00eatre une voisine bruyante\u2026 La tour de la Boca devient alors ce qu\u2019elle devait \u00eatre \u00e0 l\u2019origine : un immeuble avec des ateliers d\u2019artistes et des appartements.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parmi les locataires, on trouve Cl\u00e9mentine, une peintre qui r\u00e9side au dernier \u00e9tage. Un jour, une journaliste vient l\u2019interviewer et prend des photos ; mais quand elle d\u00e9veloppe les clich\u00e9s, elle se rend compte que d&rsquo;\u00e9tranges petits lutins apparaissent sur l&rsquo;image\u2026 Intrigu\u00e9e, elle d\u00e9cide de retourner voir Cl\u00e9mentine ; mais celle-ci s\u2019est d\u00e9fenestr\u00e9e peu apr\u00e8s l\u2019interview.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La raison de ce suicide, myst\u00e9rieuse pour beaucoup, est \u00e9vidente pour la propri\u00e9taire. Elle explique alors ce qu\u2019elle m\u00eame a v\u00e9cu : un harc\u00e8lement constant de lutins bruyants et mal\u00e9fiques, qui auraient \u00e9t\u00e9 amen\u00e9s de Catalogne en m\u00eame temps que les meubles de son appartement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019apr\u00e8s la propri\u00e9taire, ce seraient les lutins qui l&rsquo;auraient pouss\u00e9e par la fen\u00eatre. La l\u00e9gende dit que les lutins sont encore l\u00e0 ; ils s\u2019agitent et font du bruit au dernier \u00e9tage de la tour, accompagn\u00e9s des pas du fant\u00f4me tourment\u00e9 de Cl\u00e9mentine\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(Source : Clar\u00edn)<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><b>Amour et jalousie \u00e0 l\u2019\u00e9glise de Santa Felicitas <\/b><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette histoire ne pouvait que devenir une l\u00e9gende, puisqu&rsquo;elle en a tous les ingr\u00e9dients : une belle jeune fille, de l\u2019amour et des trag\u00e9dies. Tout commence dans le quartier de <a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/barracas-lame-de-buenos-aires-a-lepreuve-du-temps\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Barracas<\/a>, au 520 de la rue Isabel la Cat\u00f3lica, l\u00e0 o\u00f9 se dresse l\u2019\u00e9glise de Santa Felicitas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le b\u00e2timent tient son nom de Felicitas Guerrero, une jeune fille aussi belle que maudite. \u00a0A 15 ans, elle est mari\u00e9e avec un homme deux fois plus vieux qu\u2019elle, Mart\u00edn de Alzaga. Enceinte deux fois, elle perd ses deux enfants : le premier fils meurt \u00e0 six ans, et le second est mort-n\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 26 ans, elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 veuve et riche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sa beaut\u00e9 fait tourner les t\u00eates : des dizaines de pr\u00e9tendants la courtisent. Elle finit par jeter son d\u00e9volu sur l\u2019un d\u2019eux ; mais Enrique Ocampo, un autre pr\u00e9tendant fou de jalousie, assassine la jeune fille par balles le 30 janvier 1872.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ses parents, d\u00e9vast\u00e9s par sa mort, d\u00e9cident alors d\u2019\u00e9riger une \u00e9glise en son honneur, juste derri\u00e8re la maison o\u00f9 Felicitas est morte assassin\u00e9e. L\u2019\u00e9glise ouvre quatre ans apr\u00e8s la mort de leur fille, en 1876.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis, on dit que, chaque 30 janvier, le fant\u00f4me de la jeune femme appara\u00eet, en larmes et v\u00eatu de blanc. On dit aussi que, si vous attachez un mouchoir autour des barri\u00e8res de l\u2019\u00e9glise le soir, vous le retrouverez mouill\u00e9 des larmes de la jeune fille maudite le matin\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(Source : Clar\u00edn)<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Si vous avez aim\u00e9 les <strong>l\u00e9gendes urbaines<\/strong> de Buenos Aires et d&rsquo;Argentine, cela peut vous int\u00e9resser :<\/em><\/p>\n<ul>\n<li><em><a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/legendes-urbaines-argentines-terreur-buenos-aires\/\">4 contes d&rsquo;horreur \u00e0 Buenos Aires<\/a><\/em><\/li>\n<li><em><a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/gauchito-gil-ou-la-legende-du-robin-des-bois-argentin\/\">Gauchito Gil, le Robin des Bois argentin<\/a><\/em><\/li>\n<li><em><a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/films-argentins-netflix-culture-argentine\/\">Films sur Netflix pour d\u00e9couvrir la culture argentine<\/a><\/em><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelques l\u00e9gendes urbaines qui font partie de la culture locale de Buenos Aires. 200 km\u00b2, 3 millions d\u2019habitants : dans l\u2019immense fourmili\u00e8re qu\u2019est Buenos Aires, on peut vivre dans l&rsquo;anonymat le plus total. 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