{"id":78483,"date":"2016-12-02T10:00:08","date_gmt":"2016-12-02T13:00:08","guid":{"rendered":"https:\/\/buenosairesconnect.com\/?p=78483&#038;lang=fr"},"modified":"2023-06-22T16:37:49","modified_gmt":"2023-06-22T19:37:49","slug":"top-5-les-spectacles-ne-pas-manquer-decembre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/top-5-les-spectacles-ne-pas-manquer-decembre\/","title":{"rendered":"Les spectacles \u00e0 ne pas manquer en d\u00e9cembre"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00ab\u00a0Descenso\u00a0\u00bb, de Jorge Eiro<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans une usine abandonn\u00e9e, nous sommes plong\u00e9s dans les derni\u00e8res heures d\u2019une s\u00e9questration organis\u00e9e. Par un r\u00e9alisme et une violence \u00e0 couper le souffle Jorge Eiro nous fait vivre de l\u2019int\u00e9rieur la fatigue et les tensions d\u2019une bande de ravisseur, avec en fond sonore un match de <a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/equipes-de-foot-argentines\/\">River Plate<\/a>. Pas d\u2019histoire, juste une situation brulante, comme une casserole sur le feu, on sait que l\u2019eau va bouillir et l\u2019eau passer par-dessus bord et que \u00e7a ne peut que mal finir. River descend en deuxi\u00e8me division et les pistolets sortent pour descendre le premier qui fera un faux pas. Un huis-clos digne d\u2019un Tarantino dans le <em>conurbano bonaerense<\/em>. La tension est tenu du d\u00e9but \u00e0 la fin par cinq acteurs sanguins qui font honneur \u00e0 une mise en sc\u00e8ne et une sc\u00e9nographie r\u00e9ussie. Une claque\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Vendredi \u00e0 21h00, au Teatro Beckett (Guard\u00eda Vieja 3556 \u2013 <a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/almagro-lebullition-culturelle\/\">Almagro<\/a>)<\/em><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00ab\u00a0Campo minado\u00a0\u00bb, de Lola Arias<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Six v\u00e9t\u00e9rans de la guerre des Malouines, trois Anglais et trois Argentins qui ont fait parti de la m\u00eame guerre dans un camp ou dans l\u2019autre, sont convoqu\u00e9s par Lola Arias sur un set de t\u00e9l\u00e9vision pour recr\u00e9er leur guerre, explorer leurs m\u00e9moires. Trente quatre ans apr\u00e8s, que reste-t-il dans leur t\u00eate\u00a0? Comment repr\u00e9senter leurs souvenirs\u00a0? Comment est la vie apr\u00e8s la <em>Falklands War<\/em>\u00a0? Ils sont aujourd\u2019hui professeur, psychologue, champion de triathlon, avocat, musicien dans un groupe qui reprend les Beatles ou gardien de s\u00e9curit\u00e9, mais ils ont tous les six perdu des proches et risqu\u00e9 leur vie pour un petit caillou au milieu de l\u2019Atlantique. Alors que le pi\u00e8ge pourrait d\u2019\u00eatre consensuel, la pi\u00e8ce ne l\u2019est pas et m\u00eame si les v\u00e9t\u00e9rans sont tous les six sur sc\u00e8ne, le conflit garde toute son actualit\u00e9 et les d\u00e9saccords sont profonds. A travers ces souvenirs c\u2019est toute la soci\u00e9t\u00e9 civile qui est interpell\u00e9e, dans un concert de rock improvis\u00e9 ils posent la seule question qui vaille\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Have you\u00a0?\u00a0\u00bb.<\/em> <em>Avez-vous pris les armes\u00a0? Avez-vous creus\u00e9 des tranch\u00e9s\u00a0? Avez-vous tu\u00e9\u00a0?<\/em> Cette pi\u00e8ce d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Londres en juin et est propos\u00e9e gratuitement par l\u2019Universit\u00e9 de San Mart\u00edn (UNSAM) jusqu\u2019au 4 d\u00e9cembre. Ensuite elle partira au Chili, en France et en Allemagne avant de retourner en Angleterre et certainement de revenir en Argentine. Une \u0153uvre d\u2019int\u00e9r\u00eat humanitaire et social, \u00e0 voir et \u00e0 revoir\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Du jeudi au dimanche \u00e0 21h00, au Centro de las Artes UNSAM (S\u00e1nchez de Bustamante 75 \u2013 <a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/almagro-lebullition-culturelle\/\">Almagro<\/a>)<\/em><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00ab\u00a0Mi hijo camina un poco m\u00e1s lento\u00a0\u00bb, de Guillermo Cacace et Ivor Martinic<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">LE succ\u00e8s de la sc\u00e8ne alternative de Buenos Aires, depuis deux ans tous les dimanches matin la salle est pleine \u00e0 11h30 et ils remettent \u00e7a \u00e0 14h30 avec la m\u00eame quantit\u00e9 de spectateurs. La proximit\u00e9 des acteurs et la simplicit\u00e9 du drame y est certainement pour beaucoup, l\u2019\u00e9motion et l\u2019empathie \u00e0 la sortie de la salle est palpable. C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une famille, mais surtout d\u2019une m\u00e8re et de son fils en fauteuil roulant, sa s\u0153ur avec son copain, sa tante hyst\u00e9rique, sa copine qui parle beaucoup et la grand-m\u00e8re qui d\u2019invente un amant et doit marcher pour faire des exercices. Marcher, lui il ne peut pas, et il regarde cette dr\u00f4le de famille depuis son fauteuil, comme si cela lui donnait une autre perspective. Les larmes aux yeux, il f\u00eate son anniversaire au milieu d\u2019eux, ceux qu\u2019il aime. Le texte est croate mais la famille est bien argentine, \u00e7a pourrait \u00eatre celle de Esperando a la Carroza ou la famille Coleman de Tolcachir, mais c\u2019est celle de Cacace et de son th\u00e9\u00e2tre sensible o\u00f9 l\u2019acteur n\u2019a pas peur de regarder droit dans les yeux. Pour pouvoir dire\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Mi hijo, yo tambi\u00e9n la v\u00ed\u00a0!<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Samedi et dimanche \u00e0 11h30 et 14h00, Apacheta sala estudio (Pasco 623 \u2013 <a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/balvanera-quartier\/\">Balvanera<\/a>)<\/em><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00ab\u00a0Les Monstres Danseurs\u00a0\u00bb, de Ulrico\u00a0Eguiz\u00e1bal<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le titre est en fran\u00e7ais, et les monstres sont quatre. Tous explorent avec leurs corps la monstruosit\u00e9, ce qui fait qu\u2019ils sont humains trop humain, humain mais avec un petit truc en plus qui d\u00e9range, cyborg ou Frankenstein. L\u2019espace est blanc immacul\u00e9, l\u2019esth\u00e9tique rappelle la haute couture, propre, \u00e9pur\u00e9 et stylis\u00e9, les quatre danseurs se livrent \u00e0 une comp\u00e9tition vorace entre le <em>Voguing <\/em>et la danse contemporaine. Comme peu de cr\u00e9ation, la pi\u00e8ce d\u2019Ulrico Eguiz\u00e1bal s\u2019attaque au rapport de la danse au corps, et met le doigt l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a d\u00e9range, la violence faite au corps, son \u00e9rotisation, voir le sadomasochisme exerc\u00e9 au profit de l\u2019esth\u00e9tique du beau. Qu\u2019est-ce qu\u2019un monstre\u00a0? Un danseur classique\u00a0ou de hip-hop\u00a0? Qu\u2019est-ce qui fait que le monstre est monstre\u00a0? Son humanit\u00e9 \u00e0 travers le masque ou le corps atrophi\u00e9, peut \u00eatre. A ne pas perdre\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Fait parti du festival de danse contemporaine du 2 au 11 d\u00e9cembre 2016, Centro Cultural San Mart\u00edn (Sarmiento 1551 \u2013 <a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/le-microcentro-veritable-fourmiliere-au-coeur-de-la-cite-portena\/\">Centro<\/a>)<\/em><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00ab\u00a0La maestra serial\u00a0\u00bb, de Gonzalo Demaria y Mart\u00edn Blanco<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9j\u00e0 un classique de la cartelera porte\u00f1a avec Lucila Gandolfo en t\u00eate d\u2019affiche, ce monologue est un incontournable du th\u00e9\u00e2tre de Buenos Aires. Une ma\u00eetresse qui descend directement des premi\u00e8res professeures de Boston amen\u00e9es par Sarmiento pour civiliser l\u2019Argentine contre la barbarie, perd son poste. En pleine rue, elle chausse des hauts talons et traverse la General Paz pour continuer sa mission civilisatrice dans le <em>conurbano<\/em> moderne. La tache est \u00e0 la mesure de son ambition, \u00e9duquer les <em>cartoneros<\/em>, <em>linyeras<\/em> et autres <em>wachiturros<\/em> \u00e0 casquette qui peuplent la faune argentine. La ville devient sa salle de classe, l\u2019\u00e9ducation est son champ de bataille et ses mots ont litt\u00e9ralement le pouvoir des balles, c\u2019est la <em>maestra serial<\/em>. Dr\u00f4le et \u00e0 l\u2019humour grin\u00e7ant, la pi\u00e8ce aborde la probl\u00e9matique de l\u2019\u00e9ducation \u00e0 travers un personnage tendre et pittoresque. Une incroyable prestation d\u2019actrice\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Mercredi \u00e0 21h00, \u00e0 la Carpinter\u00eda (Jean Jaures 858 \u2013 <a href=\"https:\/\/buenosairesconnect.com\/fr\/balvanera-quartier\/\">Balvanera<\/a><\/em>)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Photo :\u00a0Descenso de Jorge Eiro (<a href=\"http:\/\/www.alternativateatral.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.alternativateatral.com<\/a>)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Descenso\u00a0\u00bb, de Jorge Eiro Dans une usine abandonn\u00e9e, nous sommes plong\u00e9s dans les derni\u00e8res heures d\u2019une s\u00e9questration organis\u00e9e. Par un r\u00e9alisme et une violence \u00e0 couper le souffle Jorge Eiro nous fait vivre de l\u2019int\u00e9rieur la fatigue et les tensions d\u2019une bande de ravisseur, avec en fond sonore un match de River Plate. 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