Retiro, le quartier aux élégants contrastes

Un quartier par lequel on passe forcément quand on vit à Buenos Aires, un quartier qui suscite une certaine curiosité sans que l’on s’y attarde pour autant, un quartier que l’on frôle quand on transite aux limites de Recoleta, que l’on ignore quand on passe par la 9 de julio ou sur lequel on se fait de fausses idées à chaque fois que l’on se rend à la gare routière.

Notre histoire avec Retiro reste à écrire. Le moment est venu d’explorer ses beaux contrastes entre ces gratte-ciels modernes abritant des bureaux et qui peuvent évoquer New-York, ces rues populaires et surpeuplées qui encerclent la gare, et ces élégants espaces verts qui sont autant de témoins de l’histoire argentine.

L’origine du nom

Plusieurs théories existent. La plus communément acceptée voudrait que, jadis, le quartier était très éloigné de la ville de Buenos Aires. Quand le gouverneur de l’époque, Agustín de Robles, décida de s’y faire construire une demeure, il baptisa l’endroit du nom de « El Retiro ».

Tout pour les transports

Retiro réunit plusieurs des centres de transport les plus importants de Buenos Aires. On y trouve la gare routière et ses cars longue distance ; ainsi que la gare ferroviaire d’où partent les précieux trains pour Tigre et ceux de la ligne San Martín qui traversent la ville en direction de Pilar.

« La City » vs La Villa 31

Une partie du quartier, surnommée « La City », regroupe les bureaux des banques les plus importantes du pays. Les tours de la finance alternent avec les hôtels cinq étoiles. Et pourtant, à quelques encablures de là, on trouve la Villa 31, probablement la villa (implantation de logements précaires, signe de pauvreté et d’exclusion sociale) la plus emblématique de Buenos Aires. Quelques rues suffisent pour ressentir ce contraste entre abondance et nécessité.

Rues et places

À Retiro, on trouve la Place San Martín, l’une des plus vieilles et historiques de la ville. Sans oublier les jolis terrasses, dénivelés, statues, pelouses et immeubles des alentours. Un parfum de Paris ou de Londres. On trouve aussi la rue Florida, née en même temps que la ville et dont on dit qu’elle fut la première rue pavée de la capitale. Aujourd’hui, c’est un passage piéton et la rue commerciale la plus importante d’Argentine.

FICHE D’IDENTITÉ

Le quartier en trois mots : élégant, agité, commercial
Les points forts : La gare ferroviaire et la gare routière, la Place San Martín, la rue Florida
Notre restaurant favori : Bao Kitchen (pour un repas comme à Taiwan)
Nos bars/cafés préférés : Florería Atlántico (l’un des bars les plus originaux de la ville), SkyBar (superbes vues) et Negro (café d’un autre monde)
Nos coups de coeur : L’éternel mouvement entre immeubles, bus et trains

Photo : loose_grip_99

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Periodista, creadora de contenido y traductora. Mente de curiosa y corazón de gordita, siempre en busca de algo. Fotografía + viajes + comida + música.