TOP : Nouveaux projets nés pendant la quarantaine (2nde partie)

nouveaux projets
Photo : Facebook Citadino BA

C’est historique : grandes épidémies sont dramatiques mais préparent aussi le terrain pour la créativité. En 2020, avec l’épidémie globale de coronavirus, la plupart d’entre nous restons à la maison en attendant que ça passe. Mais certaines portes sont restées ouvertes. Une poignée de courageux entrepreneurs ont lancé leurs projets et défié les limites de la quarantaine. C’est ainsi que sont nés des projets qui, s’ils survivent, resteront à jamais marqués par un moment historique où tout s’est arrêté sauf la débrouillardise.

Les clés de ces nouveautés ? Repenser le quotidien, le travail en (petite) équipe, l’inventivité pour faire beaucoup avec le peu qu’on a, l’astuce pour écarter les obstacles et beaucoup d’énergie pour déployer un service de livraison de qualité.

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El Chef y La Bacha

L’endroit a ouvert en 2020 mais tout a commencé il y a trois ans. Deux amis de San Isidro cuisinent « comme à la maison », en mode bistrot. En plus d’ouvrir leur propre local pendant la pandémie, ils mettent en place des réseaux pour que les producteurs indépendants puissent offrir leurs fruits dans leur local. Une stratégie pertinente car, en pleine crise, l’union fait la force.

La Rentrée

Ils se sont connus à Paris et retrouvés à Buenos Aires, sans emploi à cause de la pandémie. La quarantaine les a conduits à ressortir les idées qu’ils avaient gribouillées sur des serviettes et qui attendaient dans un placard. De là est né La Rentrée avec une cuisine aux saveurs nouvelles mais simples et faciles à transporter : boulangerie au levain, sandwichs, baos, soupe « paraguasha », flan style parisien, empanadas criollas (mais au pastrami), et plein d’autres choses.

Citadino

Tout ce qui est bon et nouveau n’est pas forcément concentré dans les mêmes quartiers. Citadino est le fruit de trois amis, professionnels de la gastronomie, qui ont moins de trente ans. L’endroit se définit comme un café de spécialité + restaurant. La surprise ? Ils ont choisi de s’installer à Parque Patricios et une déco intérieure qui ne passe pas inaperçue. L’idée originale date d’avant le coronavirus : ils ont d’abord repoussé l’ouverture avant de se demander comment survivre en changeant de logique. S’ils visaient les employés de bureau travaillant dans la zone, leur menu du jour s’adresse désormais aux voisins.

FugaziPizza

Faites qu’il y ait toujours plus de pizza et de la bonne. Voilà ce qui semble être le mot d’ordre de tous les entrepreneurs qui se proposent d’ouvrir leur propre local spécialisé dans la pâte à pizza et le fromage, comme FugaziPizza à Balvanera. Même si les dernières ouvertures touchent à des styles variés (pizza new-yorkaise, vraie napolitaine, porteña), on est tous d’accord pour dire que la pizza gourmet peut et doit se déployer partout en ville. C’est pourquoi, on souhaite la bienvenue à cette nouvelle option dans l’un des quartiers historiques de la pizza. Il y a toujours un peu de place pour une pizza de plus.

CarrotLab

Certaines expérimentations « pandemials » se sont transformées en projet puis en produit. Pour les fanatiques du carrot cake, cette idée apparue dans une maison de Villa Devoto est un grand bol d’air frais et sucré. En plus de proposer l’un des meilleurs pudding aux carottes de Buenos Aires, CarrotLab se spécialise dans les brownies au chocolat et au sel noir. Comme l’impose la conjoncture : variété modérée, bonne qualité et saveurs qui voyagent facilement.

Trashumante (El Baqueano)

Il y a des idées neuves et des idées recyclées. Les restaurants qui avaient un succès fou avant la pandémie ont dû changer leur fusil d’épaule. L’équipe de El Baqueano avait tout compris au produit argentin dans toute sa variété et comment le servir pour le mettre en valeur. Mais de la nécessité de transformer cette maîtrise sophistiquée en un bon service de livraison est né Trashumante : même concept mais en croquettes, beignets, empanadas et autres délices facilement transportables.

Soma

On a presque tous commencé les premières semaines de la pandémie en nous formant, notamment en cuisine. L’un des chevaux de bataille a été et reste les pâtes maison. Est-ce une manière comme une autre de ne pas penser à la situation actuelle ? Ou une tendance liée au fait que les familles passent plus de temps ensemble ? Ou parce que les établissements de pâtes argentines ne s’avouent pas vaincus ? Soma n’a pas la réponse à ces questions. Au contraire, elle les alimente. Il s’agit de pâtes maison mais portées à un autre niveau : anolini de humita, tortellini aux crabes, rotolo citrouille-ail, calzonicchi et…Vous aussi vous venez d’apprendre un nouveau mot ? Des pâtes prêtes à être terminées à la maison pour faire semblant qu’on voyage en Italie.

Lágrima del Diablo

L’Argentin tient le choc face à la pandémie, il résiste à plus de cent jours de quarantaine, mais il fait moins le malin quand ça pique. Cela dit, la « nouvelle normalité » est très différente de ce qu’on a connu : dans la nouvelle Buenos Aires, la sauce piquante a son propre nom et elle s’appelle Lágrima del Diablo, un style encore plus canchero que la classique sauce Sriracha.

Où vas-tu t’aventurer dès que les mesures de confinement seront plus flexibles ?

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Comunicadora, especialista en redes sociales e inquieta seguidora de la cultura local a través de los platos, los tragos, los bares clásicos y los refugios secretos.