[PASSÉ] Liliana Porter, magistrales miniatures

Le Malba, s’est donné pour mission de promouvoir l’art latino-américain. Ouvert en 2001 par l’homme d’affaire et collectionneur argentin, Eduardo Constantini, c’est avec un certain succès que le musée produit plusieurs fois par an des expositions temporaires éphémères.

La dernière en date est encore dans les mémoires puisque l’unique rétrospective de l’artiste japonaise Yayoi Kusama en Amérique latine a fait pas moins de cent soixante-dix mille visiteurs. Un record impressionnant qui pourrait peut-être se répercuter sur le travail de la très respectée Liliana Porter qui était présente lors de l’inauguration le 12 septembre de son exposition : « El hombre con el hacha y otras situaciones breves ».

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C’est donc sous de bons auspices que vient de s’ouvrir – et jusqu’au 18 novembre – la rétrospective Liliana Porter, une artiste argentine internationalement reconnue et qui vit aujourd’hui à New York. L’artiste, née en 1941 dans la capitale argentine, a d’abord fait ses armes dans son pays d’origine avant de partir étudier à l’Université Iberoamericana de Mexico. A tout juste vingt-deux ans, elle part retrouver des amis à New York où elle décide finalement de s’installer, même si à l’époque, « tout le monde pensait qu’il fallait être à Paris ». C’est à cette période de sa vie que naît son style à la fois minimaliste et poétique. Car la vision de Porter est très épurée et teintée d’humour. Ses personnages hauts de seulement quelques millimètres vous content, chacun à leur manière, une histoire issue de la vie quotidienne. Comme ce balayeur dans l’œuvre intitulée « To clean up » qui, si l’on y fait bien attention, est peut-être aussi l’auteur des tâches de peinture présentes sur la toile…

Car ce qu’aime faire Liliana Porter à travers son travail, c’est avant tout de questionner nos idées reçues. Dans son œuvre remarquable « L’homme à la hache », le personnage dont les coups semblent s’abattre sur les débris d’objet n’est pas forcément celui qui détruit le temps mais peut-être d’abord celui qui construit ce dernier (tant la chronologie semble respectée, avec, loin de lui, le passé, et sous ses coups, le présent). Sculptures, photographies, maquettes et gravures viennent mélanger à dessein vos sens pour votre plus grand plaisir. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre qu’en 1980 l’artiste ait reçu le Prix Guggenheim du nom du grand musée new-yorkais.

Une exposition à côté de laquelle il serait vraiment dommage de passer et qui vous permettra de connaître la collection permanente du Malba. Ensuite, poursuivez votre visite au Jardin Japonais.

“El hombre con el hacha y otras situaciones breves” de Liliana Porter au Malba

Av. Figueroa Alcorta 3415 – Palermo

De jeudi à lundi et jours fériés, de 12h à 20h
Mercredi jusqu’à 21h
Fermé le mardi.
Entrée : AR$40 général / AR$20 étudiant. Mercredi : AR$20 général / gratuit étudiant

Jusqu’au 18 novembre 2013