La passion du football en Argentine, équipe par équipe

football argentine

« ¿ Y vos, de que equipos sos ? » ou « ¿ De que cuadro sos ? » est une question qui ne tarde par à surgir lorsque l’on pose le pied en Argentine.

Phénomène social hors du commun, le football est une religion en Argentine (des illuminés ont même créé l’Église Maradonienne, en hommage au mythique numéro 10 de l’Albiceleste). Les clubs, attachés à un quartier, revêtent un aspect essentiel de l’identité argentine. Passage en revue des principaux clubs porteños.

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Boca Juniors

Fondé par des Génois (ce qui vaut à ses supporters le surnom de « Xeneizes ») au début du XXe siècle dans la zone des docks, Boca Juniors est le club populaire par excellence. Club le plus titré au monde, avec dix-huit titres internationaux (ex-aequo avec le Milan AC), les Bosteros (autre surnom attribué par ses rivaux, qui signifie « les Bouseux »), qui évoluent dans la Bombonera (« la Bonbonnière », pour sa forme de boîte à bonbons) représente la passion argentine dans le monde entier, que l’on vous propose de découvrir dans le Musée de la Passion Boquense.

River Plate

Le meilleur ennemi de Boca Juniors s’est installé à la fin des années 30 au stade Monumental, dans le quartier huppé de Nuñez. Son passé glorieux (trente-trois titres de champion) et sa propension à beaucoup dépenser pour acquérir les meilleurs joueurs du pays lui ont valu le surnom de « Millonario » (« le Millionnaire »), les supporters de Boca lui préférant celui de « Gallinas » (« les Poules mouillées », en gros). Découvrez l’histoire du club dans le Musée de River Plate, qui jouxte son stade.

Independiente

« El Rojo » (le Rouge) est le club argentin qui a remporté le plus de Copa Libertadores (sept), équivalent de notre Ligue des champions européenne. Situé dans la banlieue sud de Buenos Aires, à Avellaneda, les Diables Rouges possèdent une des hinchadas (groupe de supporter) les plus puissantes du pays, à l’instar de River et Boca, et un des palmarès les plus complets du football argentin.

Racing Club

L’autre club d’Avellaneda – dont le stade se trouve séparé seulement par une rue de celui de son éternel rival – fut le club de cœur de Juan Domingo Perón et de son héritier spirituel Nestor Kirchner. Reconnaissable à son maillot ciel et blanc (comme celui de la sélection), « l’Academia » fait partie du club très fermé des « Cinco grandes » (les cinq plus grands clubs argentins). Tout un quartier vit au rythme de sa confrontation sulfureuse avec Independiente, deux fois par an.

San Lorenzo

Les Blaugranas (bleu et rouge, comme le Barça) font partie, à l’instar de Boca, River, Independiente et du Racing, des cinq clubs qui ont trusté le championnat de 1931 à 1967. Historiquement basé à Boedo, San Lorenzo (de Almagro, son nom officiel…) joue désormais dans le quartier mal famé de Bajo Flores, en banlieue de Buenos Aires. En attendant de retrouver Boedo, comme le souhaitent ses hinchas (supporters) ?

Argentinos Juniors

Le club où Diego Maradona a fait ses débuts en première division à l’âge de seize ans évolue dans le quartier de La Paternal, en plein cœur de Buenos Aires, loin des sentiers touristiques. Club familial, il a vu éclore de grands noms du football argentin, tels Redondo, Sorin ou encore Riquelme. Les fans du Pibe de Oro (le Gamin en Or, surnom de Maradona) pourront aller manger à Chichilo, la cantine où ce dernier venait se rassasier après les entraînements.

Vélez Sarsfield

Frappé d’un « V » bleu marine sur son maillot, le Fortin (le Petit Fort) est l’un des clubs les plus en vue ces dernières années, avec deux titres de champion glanés en trois ans. C’est aussi l’ex-club de Carlos Bianchi, ancien goleador (buteur) du Stade de Reims et du PSG, qui emmena ensuite le club sur le toit de l’Amérique en remportant la Copa Libertadores en 1994 en tant qu’entraîneur, avant de triompher sur le banc de Boca Juniors.

Huracán

« L’Ouragan » n’a décroché qu’un titre de champion (en 1973) en un siècle d’existence. Mais l’institution de Parque Patricios, par laquelle sont passés l’ancien Marseillais Lucho Gonzalez et le Parisien Javier Pastore, compte de nombreux supporters à Buenos Aires et un stade de 50.000 places qui n’a rien à envier aux autres clubs de la capitale.

Autres clubs

À Buenos Aires, on vous parlera peut-être aussi de Banfield, Arsenal ou encore de Lanús (tous trois situés dans la banlieue sud de Buenos Aires), mais aussi d’All Boys et de Tigre (plus connu pour ses balades en bateau).

À Rosario, deux grands clubs dominent la ville : Newell’s Old Boys (le club dans lequel Messi a fait ses premiers pas de footballeur) et Rosario Central (avec ses rayures jaunes et bleues). Estudiantes de La Plata est un autre grand club de l’interior, emmené par l’ancien international Juan Sebastian Veron. Mendoza possède un club en première division (Godoy Cruz), tout comme Cordoba (Belgrano).

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Après un fabuleux septennat comme correspondant de L'Equipe et France Football, lors duquel j'ai écumé les meilleurs spots de la "Ciudad de la furia" chère à Soda Stereo, je vis désormais Barcelone. Où évolue un petit gars en short qui n'a pas volé son titre de meilleur ambassadeur de l'Argentine.